lundi 9 août 2010
Le rythme de travail à Londres
Le mode de vie des profs londoniens me semble aussi fou sinon plus que celui des barmans newyorkais. Voici des gens qui sacrifient leur vie privée, affective et surtout leur santé pour un job dont peu d’entre eux voient la beauté.
Et puis les bourses qu’on nous donne pour nos efforts sont si frêles qu’il faut bien se trouver des endroits exotiques où aller en chercher(mais je ne dis rien l’an prochain se sera pis encore).
Mon père a fait l’expérience suivante : en tant que travailleur social, après une dizaine d’années dans la profession il a eu accès à un poste à forte responsabilités, chef de foyer, haut niveau de stress mais bien payé. On peut aussi voir dans cette profession une certaine beauté. Il a fait un infarctus ce qui l’a décidé à devenir prof de yoga et quitter Paris.
Voici une expérience dont je souhaiterais bien tirer profit sans devoir l’imiter.
A chaque vacances depuis que j’ai commencé cette formation je suis tombé malade. Moi dont la santé était de fer, moi qui me promenais en T-shirt en février à Marseille, Moi qui me baignais de Mars à Novembre dans la méditerranée.
Et pour achever de donner un aspect New Age à ce billet voici une parole de sa Sainteté le Dalaï Lama :
« Les hommes usent leur santé à gagner de l’argent puis usent leur argent à soigner leur santé. »
Me voici donc devant un choix qui porte sur :
Quoi après le PGCE ?
D’un côté la possibilité de continuer l’expérience londonienne, sous couvert d’avoir un job, mais vivre à rythme encore plus plus que ce que ce n’est cette année puisque j’aurais entre 10 et 15 classes au lieu de trois. Et la certitude de ne pas looking very happy, comme me disait mon pote.
De l’autre l’inconnu, vaste, vibrant de possibles et de coups de soleil potentiel.
A priori je n’ai pas à choisir de suite, je peux encore me laisser porter par la vague que sera, finir cette année honorablement, rendre et soutenir mon mémoire et même passer quelques entretiens pour des jobs en Septembre, j’en ai d’ailleurs un pour la semaine prochaine.
Mais il faudra choisir.
Il y a cette belle salsa panaménienne qui dit :
« Desiciones, cada dia, alguien pierde alguien gana ave Maria !!! ».
Je suis conscient d’avoir assimilé énormément de choses durant cette année mais, je me demande si la vie hors du boulot ne vaut-elle pas d’être préservée.
C’est une question ouverte…
Je crois que je pourrais écrire pas mal encore mais on m’enseigna l’an passé que les billets trop long son rarement les meilleurs…
Pierre
mercredi 14 avril 2010
Active Learning is the real problem !
Bonjour,
Je ne pense pas que les methodes que vous decrivez soit uniquement celles de Cumbria ou St Martins, c'est la methode utilisee et recommandee par le Department for Schools, Children and Families.... c'est peut-etre la d'ou vient le probleme... que vous alliez a l'Institute of Education de Londres ou autres, vous trouverez exactement la meme chose...
Je suis assistante en English as an Additional Language dans une ecole londonienne, et j'ai d'ailleurs quelques problemes a imposer d'avoir un tant soit peu de grammaire (contextualisee) enseignee aux eleves pour qui l'anglais n'est pas la langue maternelle: ce serait trop rebarbatif et ennuyeux... Tout est axe sur l'"Active Learning".
La realite au bout du compte, c'est que beaucoup d'eleves ne savent pas exprimer leurs idees par ecrit, et se retrouvent avec des notes catastrophiques au GCSE, alors qu'oralement, ils ont souvent des arguments et des idees tout a fait pertinents. Mais a force de "scaffholding" et de plans tout prepares, on constate tres vite que certaines methodes les rendent incapables de reflechir par eux-memes, et les bloquent d'ailleurs peut-etre, plus qu'elles ne les aident.
5 avril 2010 12:37
lundi 29 mars 2010
Abandon Pgce
Je pense qu'on est en fait assez nombreux à s'être posés la question mais malheureusement on est souvent seul dans ces cas là.
Voici une réponse:
On doit en théorie payer l'inscription annuelle à l'université (autour de 3000 pounds en général) + les salaires de trainee teacher, ce qui peut faire beaucoup. C'est en autre pour ça que je trouve que cette année est cruelle et doit être bien pensée par rapport à ces risques.
Si on prévient avant la fin du mois de Décembre, les frais d'inscription sont réduits de moitié. Cependant tous nos revenus de trainee teacher doivent être reversés, ce qui est injuste.
Que faire après l'abandon du PGCE pour éviter tout ça ?
La première chose à faire c'est de donner une mauvaise adresse à l'inscription ou avoir la chance d'avoir une adresse non-valide sur votre carte d'identité. Si c'est pas possible, c'est risqué car une fois passé en jugement en Angleterre votre dette peut être transmise légalement en France et une entreprise de recouvrement français vient vous chercher pour recouvrer la somme.
L'autre mesure à prendre c'est surtout de ne pas donner un bon numéro de téléphone (prévilégiez pour ça les portables).
Une fois la décision prise, et en connaissant tous ces risques:
1- Fermer votre compte bancaire anglais (ouvrez en un ailleurs s'il le faut) et ne payez jamais l'inscription, ni le "trop perçu" pour votre indemnité trainee teacher.
2- Ne donnez aucun signe de vie aux différentes lettres de relance.
3- Ne répondez pas au téléphone. 'pour ça il faut éviter de donner un téléphone fixe à l'inscription mais généralement on sait pas...)
Est-ce raisonnable d'arrêter ?
A vous de voir. Finir un projet entamé est toujours mieux. Faire des choses qui dénaturent l'enseignement, le rabaissent et vous dévalorisent, ce n'est pas conseillé non plus !
NOTRE EXPERIENCE.
Benjamin et moi (matlabaraque), nous sommes deux lyonnais à avoir abandonné le PGCE UNIVERSITY OF CUMBRIA,
J'ai été surpris du fait qu'il pouvait tout de même venir nous chercher en France pour nous réclamer l'argent avec des indemnités de retard. Ca prend du temps mais c'est possible.
D'abord ils reclament la somme pendant un an. Ensuite une entreprise de recouvrement de dette la réclame pendant un an. Et la troisième année c'est une entreprise de recouvrement de dette française qui fait le travail. Entre temps le jugement anglais est transmis en France et la dette est toujours dûe.
On s'est connus en parlant de notre abandon, mais surtout en dénonçant la méthodologie ahurissante soutenue par Colin et Mariane, les formateurs zélés et aveugles de l'université Saint Martins (Cumbria) à Londres.
Quand on s'est posé la question pour la première fois, on sentait déjà le début de la fin, et pourtant la question s'est imposée à nous comme une survie, un appel d'air, un holà à la connerie.
Par la suite Benjamin qui est d'une génération antérieure à la mienne m'a prévenu par mail de ne pas faire la formation. Je ne l'ai pas cru et suis tombé dans le même piège.
Surtout ne faites pas le PGCE university of Cumbria !!! C'est une grosse pompe à fric et une expérience très limitée !!
matlabararque (matlabaraque@laposte.net)
dimanche 17 janvier 2010
Témoignage Pierre Pgce
http://carnetsbritaniques.unblog.fr/2009/08/
A t-il la foi en cette méthode ?
Extraits:
"Lundi matin j’arrivais à Brentside, beau comme un camion, j’avais appris à nouer une cravate à marcher en chaussure de cuir, à rentrer ma chemise dans mon pantalon. Première rencontre avec notre mentore, on m’explique en français:
Bon Pierre je te conseil de commencer par les Y10 en période 2 c’est la forme de Ronald mais ce matin ils sont réunis en house pour le citizenship !!!
Ah ! dis-je…
Et en vérité les premiers jours de la semaine se sont écoulés ainsi, moi me faisant interpeller dans un jargon indomptable, et les 50 profs et 1200 élèves formant un ballet dans les couloirs, d’interjections incompréhensibles, de rires, de cris.
Et puis il y a eu ces si nombreuses observations de cours durant lesquelles je rencontre des enseignants complètement survoltés, dansant chantant au milieu des tables, proposant des danses, des bonbon à ceux qui répondent bien, proposant même d’appeler les parents pour les féliciter à ceux qui se tiennent bien pendant la classe.
A ce moment là tout est trop nouveau, je me couche tous les soirs à 21h, l’heure et demie de transport de retour chez moi est un clavaire, et je me pose la question que tout PGCE se pose à un moment : « qu’est ce que je fous là ? »
Heureusement à ce moment là je ne sais pas encore que les deux larrons qui m’ont précédés l’an passé dans cette même école ont, abandonné la formation pour l’un, et échoué aux dissertes pour l’autre. Heureusement je ne sais pas tout ça et je me concentre sur la tâche principale… survivre.
Comme me le dit ma tutrice, ce sera s’adapter ou mourir… chère tutrice.
Autre extrait:
Je pense d’orienter mon mémoire sur la motivation, ici tout est motivation.
Il faut motiver les élèves pour que l’école ait de meilleurs résultats, il faut les motiver pour qu’ils n’abandonnent pas les langues dès quatorze ans comme le système l’autorise, il faut motiver les enseignants à coup de bon points, ou comme ce matin de remise de « la bouteille de vin de la semaine » en présence de tout le staff. Comme je l’ai déjà fait remarquer ici je peux devenir un Super Prof avec moins d’heure et plus d’argent si je prouve que mes classes ont de meilleurs résultats que celles de mes collègues dans les mêmes matières.
Il est question d’afficher les descripteurs de niveaux sur les murs pour que les apprenants puissent savoir où ils se trouvent dans leur apprentissage. Peut-etre faut il rappeler que les adultes eux-mêmes froncent les sourcils rien qu’à lire leurs titres et introductions.
Ah ! Chère Grande Bretagne tu m’en fais voir de toute les couleurs, mais après tout, pourquoi est-ce que ce métier me plait-il ? Est-ce que ce n’est pas justement parce qu’il me fait me contempler dans mes travers aussi.
Vive les vacances donc ,
Pierre"
dimanche 1 novembre 2009
Témoignage PGCE
http://www.porte-fle.com/doc/ysabel/apprentissage-du-FLE-Londres-Angleterre-(Memoire-de-M2-FLE).pdf
Une belle mise en garde pour tous ceux qui croient ne pas avoir d'autres choix que d'accepter l'experience PGCE à l'université de Cumbria.
Bon courage et pour toute info contactez Isabelle ou moi (matlabaraque@laposte.net)
samedi 24 octobre 2009
Experience PGCE
Ce message me fait rire et me rappelle les mêmes mauvais souvenirs ! J'ai vécu la même chose que toi mais je suis restée jusqu'au bout sauf... que je suis rentrée chez moi à la fin de l'année ! :-)
Aujourd'hui, quand je repense à tout ce que j'ai dû faire pour que mon cours soit "bon", je n'en crois pas mes yeux !
J'ai pas mal parlé de tout cela dans mon mémoire de M2 FLE avec l'université du Maine (Le Mans)(Voir porte-fle.com, travaux PGCE)si ça intéresse quelqu'un...)
Je voulais ajouter que je m'étais également sentie très peu soutenue et écoutée durant cette année de PGCE (promo 2008-2009) sauf par mes amis et mon univ française.
Cela crée une telle frustration en nous, à force de subir et de nous taire, que lorsque l'on sort de là, on a envie de détruire tout leur système.
J'ai dû prendre du recul pour écrire mon mémoire de M2 afin de prendre le bon et le mauvais de cette méthode. Ça n'a vraiment, vraiment pas été facile. Aujourd'hui, j'en garde encore beaucoup de rancœur ! C'est vrai qu'avoir fait partie de cette mascarade est un peu comme avoir été victime d'un "gourou", d'avoir été enrôlé dans une secte.
ISABELLE
PGCE LONDRES
Voici le détail de mon expérience amère à l'University of Cumbria.
Je vais essayer ici de remettre en ordre cette déception sans nom vécue là-bas, qui est une de plus belles arnaques du FLE qui soit:
1- Stage à Lancaster - 3 semaines à l'University of Cumbria
Sur les photos de Noémie, on voit certains jeux débiles demandés durant le stage...chaque année c'est la même chose de toute façon.
-L'accueil-
Ce fameux stage de départ fait pour créer "une ambiance collégiale", s'avère être un incroyable endoctrinement, une expérience très infantilisante (espionnage, jeux débiles, intimidation) et une autre pompe à fric !
Bien qu'obligatoire, le stage n'a pas lieu à Londres où nous sommes censés vivre mais à Lancaster, ville charmante certes mais où l'université nous propose de payer le logement étudiant (autour de 500 pounds les 3 semaines) (550 euros !!).
Pire encore, dès notre arrivée (deuxième jour), des secrétaires engraissées nous font comprendre que la formation est payante ( 4000 euros ), et qu'il faut signer dans les 3 jours les reconnaissances de dettes ou faire la demande de prêt à l'Etat anglais. "Money Money Money". Le ton était étrangement menaçant, et en contraste avec les phrases mielleuses et le ton angélique des formateurs à notre recrutement en France et à notre arrivée à Lancaster. Sans doute l'expérience de voir chaque année un bon tiers des élèves abandonner sans avoir craché l'argent !
Le racket est à ce point organisé qu'ils vous "aident" à ouvrir un compte en banque sur le champ, en le faisant passer pour une aide à votre installation !
Pour ma part, c'est comme ça que j'ai appris que je n'étais pas "payé" à proprement parlé, mais bien "indemnisé" pendant une année, durant laquelle j'allais REMBOURSER chaque mois l'université qui daignaient me faire la formation. Les sous que je recevais en plus et qui me permettaient de vivre étaient en fait un prêt que je rembourserais une fois en poste les années suivantes (l'année NQT) (j'apprenais par la même que je devais m'engager deux ans et non pas une seule année !).
-L'enseignement-
Le contenu des cours pendant le stage (et à Londres aussi) est vraiment atterrant.
Leurs théories de l'enseignement est archi-communicative, basées sur des mimes permanents (chaque syllabe du cours doit être mimée!), sur des répétitions militaires abrutissantes (toute la classe crie et répète en gros ce qu'a dit le prof), et de jeux obligatoires (jamais de pause et de moment de réflexion, on joue constamment sans s'arrêter sur ce qu'on a produit). L'écrit n'existe pas.
La théorie de l'enseignement exposée et imposée à University of Cumbria ou Saint Martins College à Londres constitue le principal point de divorce me concernant et le point où je serais le plus modéré vis-à-vis, de Colin Kristie et Marianne Carty , les deux principaux formateurs complètement zélés et surtout à côté de la plaque (ont-ils jamais enseigné ?) qui ont au moins le mérite d'être des gens convaincus à défaut d'être convaincants. Ils appuient leurs théories sur des auteurs anglais, pédagogues perchés entêtés à pousser leurs théories au plus extrême en reniant tout ce qui s'est fait dans le passé pour l'enseignement des langues. On en retrouve des échos dans les IUFM (je sais c'est pas une référence)... mais a priori tout ce qu'il y a de plus sérieux.
Pourtant, pour moi c'est assez vite que le divorce intellectuel s'est produit avec la méthode que nous devions pratiquer ici. Comme pour beaucoup de choses, les extrêmistes m'ont toujours paru dangereux, encore plus peut-être quand il y a des enfants au milieu et quand on parle d'éducation.
Les trois semaines de stage sont faites pour démonter nos "a priori" sur l'enseignement et surtout imposer leurs vision de l'enseignement des langues.
L'idée générale exposée ici est presque alléchante: Que les élèves apprennent en s'amusant, qu'ils passent un bon moment en classe au lieu de passer un moment frustrant et souvent oppressant (rappelons-nous nos chers cours d'anglais).
Le problème pour le public cible c'est le manque d'ambition de cette méthode. Sous prétexte que les élèves anglais ne sont pas intéressés par les langues, les jeux doivent être vides de contenu, et il est explicitement interdit de parler de la culture, du pays, ou même du voyage car nous assènent-ils: "ça ne les intéresse pas". En plus de tout cela, et comme toute théorie dite avant-gardiste, il existe l'interdiction totale et absolue de parler de la grammaire même sous forme de jeu !! Les élèves doivent fonctionner intuitivement, alors qu'ils n'ont que 2 heures de cours par semaine. Si on n'évoque jamais la construction d'une phrase, ni comment se compose la langue, quel type de communication va t-on instaurer ? La réponse est dans les jeux mécaniques, les répétitions mécaniques, l'infantilisation la plus ras-les-paquerettes, et donc un manque cruel d'ambition pour des élèves pour lesquels on nous demande de partir perdant (comprendre: ils s'en foutent des langues, ils n'apprendront rien et ça ne leur servira à rien car ils parlent anglais....!!
Pour la démonstration de leur méthodologie, Marianne Carty, une des formatrices, n'a pas peur des grosses ficelles. Nous avons eu le droit à l'enseignement du Urdu par de la "brain gym", une exposition caricaturale et théâtralisée (un cours magistral où le prof a mimé des cours avec les méthodes à ne pas employer (un vrai endoctrinement je vous disais) ) avec l'exposition des méthodes enseignées en France, il y a 10 ans, il y a 30 ans et même... à l'époque romaine (!!!) Tout est fait pour casser notre vision "trop grammairienne" des langues, et nous faire rejeter tout point théorique dans notre enseignement, toute mise en contexte, toute découverte culturelle par rapport à la langue, toute prétention par rapport à l'authenticité de la langue, toute envie de recul et d'analyse par rapport à la construction de la langue (même si c'est 30 secondes).
Plaisante au début (car on nous la présente comme une méthode révolutionnaire et géniale), la méthode présentée dans les cours de Urdu et autres lasse... Après 2-3 cours, on ne s'amuse plus, on répète sans réfléchir (de toute façon on a toujours juste), on lit les réponses sur les murs, et surtout on ne se souvient de rien !! Assez représentatif de l'ensemble du stage, on ressort de ce cours et des 3 semaines, passablement énervés des absurdités qu'on essaye de nous faire avaler. Pour ma part, j'ai été choqué très tôt d'être associé par le simple fait d'être Français à un réactionnaire des langues étrangères, moi qui défendais la méthode communicative et des formes différentes d'apprendre les langues que par la sainte grammaire que je n'appréciais pas plus que ça. L'autre extrême, présentée dans cette université, celle du jeu, des répétitions, du mime et du zoo en classe m'ont fait revenir à des choses plus classiques sans être caricatural.
PS: l'autre point faible de cette méthode c'est la motivation du prof !! En effet, auparavant je m'étais toujours concentré sur la motivation de l'élève mais en exerçant je me suis rappelé qu'il fallait aussi être motivé pour être efficace et je me suis posé cette simple question:
"Si j'enseigne le français pour faire le clown, l'animateur, ou le prof de bruitage sans aucun sens, pour faire passer l'heure en ayant le moins de défi intellectuel avec mes élèves, sans aucun but, sans même avoir l'espoir de donner envie de voyager à mes élèves ... ou leur faire découvrir quelque chose de mon pays ... à quoi bon ?? What's the point?"
Cette question m'a été fatal et m'a sauvé à la fois. Fatal car j'ai abandonné et c'est dur de laisser ce qu'on a entrepris, et ce pour quoi on a investi tellement (argent et investissement personnel). Sauvé car c'était ça ou l'arrêt total de l'enseignement... fuir cette méthodologie "ras les pâquerettes" comme j'aime l'appeler pour rappeler le manque d'objectif, le manque d'ambition et le peu d'intérêt aux enfants qu'elle manifeste, a été un véritable salut pour moi.
-Les visites d'écoles-
Ce ne sont pas les visites dans des écoles dites "gourous" à Lancaster ou bien d'autres banlieues de Londres qui nous ont rassurés.
Ces visites dans les écoles "gourous", m'ont d'abord fait penser à une secte, par le nom mais aussi et surtout par les attitudes adoptées:
l'attidue du prof en démonstration (teubé à souhait et animateur zélé) et aussi l'attitude des élèves (surexcités, qui criaient pour faire croire qu'ils jouaient dans une cacophonie assez éloignée du français et assez proche du zoo ou de l'hôpital psychiatrique) ... Entendez par là, que je trouvais que les gens ne reflechissaient pas, et répétaient bêtement des réponses évidentes par reflexe, sans même comprendre le contexte, ni ce qu'ils disaient.
Plus flippant encore, la visite d'une école gourou où la prof pour punir son élève qui avait parlé anglais la fait mettre à genoux et repéter sous l'ordre des élèves ("plus fort !", "plus bas" (?), "plus vite", "moins vite"!), "excusez-moi je ne dois pas parler français en classe" ... comme si le jeux (de la punition) et la forme adoptée étaient toujours justifiables...
J'ai trouvé pour ma part la scène horrible, traumatisante et complètement surréaliste ! Nous en sommes ressortis choqués et nos formateurs (absents ce jour-là) étaient bien embêtés poru répondre aux questions sur leur méthode qui en ont découlé.
-Débats sur la méthodologie à l'University of Cumbria
Les questions légitimes que nous avions par rapport à leur méthode étaient balayées à coups d'endoctrinement farouche et d'argumentation à la sauvette qui se terminait seulement par "nous, on connaît le public anglais, pas vous". L'endoctrinement dans ce stage s'est avéré très vite être l'objectif principal de Colin Kristie et Marianne Carty et des autres gens qui nous encadraient. En gros, la première semaine les formateurs acceptent un semblant de débat, observent les questions spontanées voire révoltées qui ressortent face aux absurdités évoquées. Puis... de faux débat en faux débat, les gens commencent à se taire, acceptent les fins de débat abruptes décidées par les formateurs ("no no we don't do that", "it's not very compelling and not relevant")...résignés par tant de zèle et tant de médiocrité, le silence devient une arme à double tranchant: on se fout de ce qu'ils disent, mais on sent la menace de devoir appliquer cette méthodologie en classe devant des élèves.
-Espionnage-
Pire encore que le manque de débat et le manque de considération pour des adultes ayant pour la plupart déjà enseigné dans le FLE, je me suis aperçu que depuis le début de la formation, Marianne Carty et Colin Kristie procèdaient à une sorte d'espionnage pour contrôler la révolte des étudiants et d'éventuels abandons en cascade comme il y en a chaque année. En fait, il y a toujours un prof qui expose son cours ou sa méthode, et un autre derrière, au fond de la clasee qui note sur un cahier très élaboré, des observations sur chaque élève (sur chacun de nous... adultes!). Par exemple, si on prend la parole, si on fait la gueule, ou si on exprime des idées pernicieuses ... type questions qui dérangent, ou petite phrase pour exprimer son agacement ! La stasi je vous disais !
Une fois, j'avais exprimé mon agacement en soupirant ou en me prenant la tête dans mes mains (rien de bien méchant après 7h de cours par jour) ... Le cours d'après, j'avais eu le droit à un interrogatoire en bonne et dûe forme !! Plus tard dans la formation, un peu avant mon abandon, suite à un retard, j'avais eu le droit à la même chose ...je m'étais senti enfant, avec limite une peur au ventre (sûrement les 4000 euros au dessus de ma tête auxquels on pense assez vite quand le traquenard se fait plus évident). En clair, au moindre signe de fatigue, les profs viennent vous voir et vous remettent dans le droit chemin ... te faisant comprendre qu'il fallait tout accepter ou prendre le risque de ne pas se faire valider son diplôme en fin d'année.
Une collègue, Laeticia dans notre promo, n'a pas été validée à la fin de l'année car elle avait ouvert sa gueule trop souvent par rapport à cette méthode d'intégristes tout au long de l'année! J'aimerais qu'elle mette son témoignage sur ce blog, car elle elle a tenu toute l'année pour ne pas se faire valider par ces cons. Hallucinant/
2- Arrivée à Londres - first placement
J'irai plus vite sur le reste car je l'ai à peine vécu. Comme la formation est à Lancaster, on arrive à Londres sans logement. 3 jours après on est placés dans une école pour un trimestre.
Souvent très loin, les écoles sont très différentes entre elles... mais ce sont des STATE SCHOOLS donc c'est rarement un public facile.
Dans l'école il y a un tuteur qui vérifie que vous faites bien ce que les formateurs demandent, et que vous appliquiez la méthodologie Saint Martins ou la methodology University of Cumbria à la lettre.
Le flicage continue ...
La relation avec les tuteurs dans les écoles est primordiale. Je suis tombé sur une conne et j'ai redoublé de malchance. Cependant si on s'entend bien avec son tuteur je peux imaginer qu'on peut être sauvé car les cours avec les formateurs zélés ont lieu bien moins souvent. Il suffit alors de faire le clown lors des contrôles ... et de faire les cours comme bon nous semble quand ils ne sont pas là. Le problème c'est que le tuteur dans les écoles est souvent de mèche avec ceux de Saint Martins et il faut suivre à la lettre la méthodologie imposée.
J'avais une classe de Year 8, et petit à petit j'avais de plus en plus de cours à donner. Ils me demandaient de faire des jeux du type: faire une chanson pour se présenter, faire une chanson pour parler des verbes, faire des jeux debouts (avec 25 des élèves de 12 ans) où ils pouvaient s'agiter. Bien entendu la discipline prend alors une place considérable ... c'est la fuite en avant.
Que dire d'autre...
Livrés à soi-même il faut être fort, et assez peu revendicatifs pour supporter tout ça...
Je suis donc parti, comme plusieurs autres, persuadés qu'on avait été victime d'une VRAIE ARNAQUE ... qui malheureusement à l'aval de l'université Lyon 2 et d'autres en France... trop avides de multiplier les échanges avec les universités étrangères pour leur réputation sans même vérifier si le PGCE proposé est réputé dans le pays.
La réponse est NON bien sûr. D'ailleurs aucun Anglais ne vient payer aussi cher une formation pour laquelle à Londres (et avec University of Cumbria seulement), il n'y a même pas de locaux sur place pour accueillir les étudiants !!!
Je suis resté à Londres ou je fais un petit boulot en attendant une vraie expérience enrichissante.
Une vraie déception; et une vraie arnaque !
vendredi 18 janvier 2008
PGCE with the university of Cumbria, NOT WORTHED !!!
Je ne conseille à personne de faire cette formation atterrante dont le but est de vous soutirer de l'argent et accessoirement de vous dégoûter de l'enseignement !!
Je prétends même avoir quelques conseils pour ceux qui voudraient quand même tenter l'aventure, à Saint Martins, à Lancaster, ou at the University of Cumbria depuis Londres ...
pour cela vous pouvez m'écrire: matlabaraque@laposte.net
Trop naze comme décision? Peut-être. Pourtant une grosse motivation m'habitait, j'en avais même refusé un stage au Ministère des Affaires Étrangères, un poste d'assistant à Newcastle et même des propositions de travail en Italie où j'ai enseigné en 2007.
J'ai pu découvrir avec d'autres (déjà 5 abandons au premier trimestre), qu'une méthode farfelue, des tuteurs hypocrites et accessoirement des conditions de vie toute londoniennes sont à même de casser n'importe quelle motivation. Vraiment ce PGCE University of Cumbria is not worthed !
Aujourd'hui, parmi ceux qui sont restés, peu partent en éloge sur la méthode enseignée ici. Pire, la méthode Saint Martins (University of Cumbria) est rejetée de beaucoup de monde qui travaillent dans les écoles, des étudiants que nous sommes bien sûr, mais aussi et surtout des écoles anglaises qui refusent d'embaucher des profs qui ont une formation "Saint Martins" sur leur CV.
Résultat: une majorité de ceux qui continuent veulent revenir en France, partir ailleurs voire arrêter l'enseignement !
Ceux qui ont abandonné, ont comme moi une ardoise de 3500 pounds (4000 euros !) à rembourser.
Mais ça on se garde bien de vous le dire quand Colin Kristie et Marianne Carty viennent vous recruter dans votre université en France car ils ont trop besoin d'argent, et donc de petits Français avides de parler anglais et de se faire un trou dans le monde du Fle. En réalité, ils ne trouvent personne en Angleterre pour suivre leur formation depuis Londres où ils n'ont pas d'université locale pour les soutenir, donc pas de locaux proprement à eux et aucune légitimité dans le paysage londonien où ils peinent à trouver des écoles pour accueillir leurs étudiants.
Le constat a été flagrant à mon arrivée: aucun anglais ne veut faire un PGCE chez eux !
Sur 45 élèves payants, nous étions 32 Français, 6 Espagnols, 2 Allemands et ... 5 Anglais seulement ! C'était déjà bizarre.
Essayey de faire un autre PGCE, ailleurs, et pas avec Colin Kristie qui est de loin le gars le plus incompétent qui soit.
Mathias
vendredi 11 janvier 2008
PGCE EXPERIENCE
Salut Matlabaraque.
Ecoute par où commencer ? Tu t'es lancé dans une sacrée aventure avec ce PGCE... Mon nom est Benjamin, je suis de la génération précédente à la tienne, et j'ai abandonné le PGCE à la fin du semestre, en décembre, comme toi. En gros, et sans vouloir effrayer les générations futures, moi et mes potes (dont certains ont quand même tenu à finir l'année de PGCE, contrairement à moi) on a trouvé cette formation inadéquate, mal adaptée, surtout très très mal gérée par deux responsables psychotiques.Tout est à base de mimes improbables, de chansons grotesques, AUCUN recours à l'écrit (mon expérience), un déluge de dossiers inutiles à rendre et de carnets de bord à remplir, un fléau pour l'écologie en photocopies inintéressantes. Je sais, je sais, en France on vous présente ça comme « la crème de la crème ». Je préfère vous prévenir au cas où vous hésitez encore, NE FAITES PAS CE PGCE. C'est un peu dégueulasse de vous mettre le doute comme ça, mais je ne le répéterai jamais assez, cette formation, c'est du délire. Chaque semaine, de nouveaux désistements de PGCEist, ça parle quand même. St Martin's recrute tjs plus alors qu'une fois sur place, ils ont un mal de chien à caser les PGCEists dans les écoles qui les refoulent ou n'y pretent même pas attention.
L'arrivée sur Londres de Lancaster, c'est bien simple, on est laissé SEULS pour trouver en UNE SEMAINE un logement hors de prix (meme en zone 5, là où j'étais en colloc).
Moi j'ai dû payer 4000 euros à l'Université Saint Martins alors que j'ai abandonné en Décembre et que ça a plombé mon année. Je peux continuer comme ca pendant des heures. Benjamin
mardi 1 janvier 2008
University of Cumbria
J'ai fait partie de la même promotion que Noémie.
Je tiens à préciser que je n’ai pas fini l’année avec mes collègues, par lassitude, et une irritation inimaginable par rapport à la méthode imposée (vous n’avez pas le choix d’enseigner comme bon vous semble).
Un peu expérimentée dans l’enseignement du français, motivé à bloc pour obtenir un diplôme en terres étrangères et anglophile comme pas mal de mes camarades, je suis allée à l’université de cumbria avec la certitude de m’adapter à n’importe quel type de situation proposée.
Pourtant, je n’ai pas supporté des profs ridicules, souvent méprisants et oppressants compilée avec une méthodologie de “teubés”, sans aucune ambition par rapport à la langue et à la culture; en bref, rien qui ne vaille bien la peine !!
Et ceci d’autant plus que c’est très cher !! 3000 ou 3500 pounds l’année ! Que vous remboursez tous les mois avec votre maigre salaire de stagiaire .. !!
Si ça ne vous plaît pas (comme moi), vous n’effacez pas votre ardoise et devez payer coûte que coûte…
Alors si vous voulez éviter d’être otage, allez en Angleterre en Free Lance avec votre diplôme français et on vous prendra pareil car la pénurie est total.
Fanny
mercredi 28 novembre 2007
Saint Martins PGCE ... british council representant?
Sans rire ce PGCE avec Collin Kristie et Mariane Carty c'est de la merde en barre.
Otage d'une grosse somme d'argent à rembourser, le PGCE à Saint Martins est un traquenard qui coûte autour de 3000 ou 5000 euros.
Gwen
Karibuni kenya
j'espère que tout se passe bien pour tout le monde, pour ceux qui sont restés en france le climat m'à l'air un peu lourd en ce moment...(comme toujours à cette période..)
C'est vraiment cool d'avoir des news de tout le monde via le blog, il faudrait maintenant que tout le monde participe au moins une fois par trimestre!!!
je suis donc au Kenya, à Nairobi dans le cadre d'un stage Mae de coopération militaire qui se passe à merveille!!!
le Kenya est un pays magnifique et comme je bénéficie de quelques vacances, j'en profite pour voyager dans le pays et "inch'allah" dans les pays voisins..
j'espère que tout se passe bien pour tout le monde, ce serait cool d'avoir des news de tout le monde!!!
à bientôt amis fletistes!!!!
ps :: si certains sont tentés par un petit voyage en Afrique soyez les bienvenus (KARIBUNI)
gwen.
jeudi 15 novembre 2007
Soudaaaan
ça fait un bail mais bon j'y suis c'est l'essentiel.
depuis le 10 octobre je suis à Khartoum et ça ne se passe pas bien du tout.
Appartement promis inexistant, chaleur de ouf plus de 45° la plupart du temps puis problèmes de papiers administratifs...etc galère quoi,
j'espère que ça se passe mieux pour vous tous car moi je pense mettre fin à cette aventure qui tourne mal. je n'ai pas eu encore mon poste à la fac et appremment ici chaque université a son calendrier exemple la mienne commence les cours le 15/11. là je donne des cours de conversation et des cours niveau A2 B1 au CCf et j'ai fait une formation pour les profs du ministère soudanais de l'educ ça va.
J'espère avoir de vos nouvelles les amis et à trés bientôt.
Manar le 15/11
lundi 22 octobre 2007
EXPERIENCE FLE PGCE
changement radical depuis la Jordanie,
et finalement représentation eurovision, on est bien loin de nos bonnes vieilles disserts. Ici le slogan c'est 'make them struggle to arrive at meaning!" et pour le moment ce sont nous les étudiants qui struggle pour suivre le rythme effréné des cours à suivre, lectures, devoirs à rendre, observations dans nos écoles et cours à préparer!fin septembre arrivée à Londres, recherche de logement (galère et très cher!), arrivée dans notre école, et on continue. Depuis peu on enseigne, l'allemand pour moi, le français ou l'espagnol pour d'autres, et pour intéresser les petits anglais on fait de powerpoints, on mime, on dessine, on joue, on chante...
Suite au prochain épisode, pour ces courtes vacances retour à lyon et boulot! j'ajoute bientot une photo avec Mathias, lequel devrait également vous donner sa version des faits!
bon courage à tous pour cette année, continuez à donner de vos nouvelles sur ce blog!
Noémie
mardi 2 octobre 2007
jeudi 27 septembre 2007
Lancaster PGCE - No news, good news?
Et non pas de news n'équivaut pas à bonnes nouvelles !
Le stage a été minable, et les formateurs pas du tout à la hauteur.
KARINE.
dimanche 23 septembre 2007
Stage
Bref il reste 1 place de stage au Soudan, ils ont encore besoin d'une personne sur place. Ceux qui sont interéssés ou q'ils connaissent des personnes partantes, peuvent me contacter ou contacter Mr. Bouchard.
Merci et ç tres bientôt.
jeudi 13 septembre 2007
Et c 'est repartiiiiiiiiiiii....

Bon alors je commence à peine à comprendre comment mettre moi-même mes messages sur le blog comme une grande sans devoir passer par Matlabaraque...ouuuhhhh!
alors un petit mot pour donner des nouvelles...me voila revenue en France depuis bientôt deux mois, avec une longue et nécessaire escale dans l'un des plus beaux coins du monde...mon ardèche à moi...et oui...et puis là c 'est reparti pour la Chine...j'ai un contrat d'un an dans une école privée, à Chengdu, dans l'ouest de la Chine, pas très loin du Tibet...de nouvelles aventures que je vais vivre avec mon amoureux..et enfin essayer de me mettre sérieusement au chinois!!
je voulais juste aussi en profiter pour vous souhaiter à tous une très bonne route...que vous vous soyez embarqués dans un PGCE, un stage MAE au bout du monde, dans le M2 de Lyon2, que vous ayez décidés de tenter l'aventure ailleurs et sous d'autres cieux que le FLE, je vous souhaite à tous de mener à bien vos projets, de vivre intensément tout ce qui se passe autour de vous, d'être heureux et épanouis dans vos vies professionnelles mais surtout personnelles....je vous dis tout ça car je ne sais pas si de Chine je pourrais avoir accès au blog...portez vous bien...et une énorme pensée pour Noé et Esteban... xiao Emilie
mercredi 29 août 2007
mercredi 22 août 2007
stage en jordanie
Bonjour à tous!
mieux vaut tard que jamais... voilà un petit compte rendu de mon stage en Jordanie maintenant que je suis revenue à la grisaille européenne (bruxelloise pour l'instant!)
pratiquement 10 semaines à Amman, capitale jordanienne, sous le soleil, à donner des cours (peu) à l'université avec des étudiants géniaux, c'était vraiment super!
Nous étions 11 à partir: manon, deborah, mayssoun, geraldine, sigrid, nicolas, laura, laetitia, sandrine et charlotte avec moi à l'université de Jordanie.
Quelques jours pour faire connaissance avec la ville et la fac, la lectrice sur place m'a accompagnée, et on commence les cours! sur plAce 2 collègues jordaniennes, le directeur du département, et nous deux, stagiaires. On avait vraiment peut de cours: 8 semaines de 12H c'est des vacances! 1h de compréhension puis 1h d'expression orale et 2 ateliers par semaine avec 2 classes de faux débutants.
On avait préparé les documents avant de partir, à Lyon, une bonne chose de faite, et ensuite on a pu se concentrer sur le cours en lui-même.
Je me suis pas mal interrogée sur l'expression orale parce que c'était à mes yeux le plus difficile à gérer: les différences de niveau, la préparation, les élèves qui commencent en français pour finir par discuter du week end en arabe, la chaleur et le bruit dans la salle.. cependant j'ai l'impression qu'ils ont progressé!!!
une chose est sure c'était parfait comme première expérience en FLE, les étudiants sont respectueux, intéressés pr la plupart, j'étais par contre à peine plus agée qu'eux mais ça a aidé à mettre un climat de confiance dans la classe je crois
coté galères: les pannes d'electricité: comment mener 5H par semaine de compréhension orale sans magnéto: je chante? je dicte les textes? on improvise! une collègue jordanienne en place depuis longtps avait un peu le monopole des décisions malheureusement, pour les évaluations difficile d'avoir son mot à dire et changer les méthodes en place: inimaginable... un directeur gentil mais très lent... je l'ai harcelé pendant ton mon séjour pour des broutilles qui trainaient! lol et puis une plainte parce que j'ai offensé mes étudiants lors de mon atelier cinéma: malgré les diverses scènes coupées, une apparition de Tanguy en caleçon sortant de sa chambre pour éteindre un malheureux aspirateur dans le film du meme nom m'a attiré les foudres des jordaniens: exagération, conspiration ou réellement offense, je n'en saurai jamais rien, impossible d'obtenir des éclaircissements, l'affaire fut étouffée, je ferai plus
attention la prochaine fois...
à part ça le pays est super, il y a bcp de choses à voir, et pas seulement pétra ms les déserts et leurs chateaux, la mer rouge, la mer morte, la syrie tout près, jérusalem également...
rencontre avec les français expatriés, sortie avec des palestiniens, on s'est croisées quelques fois avec les autres stagiaires, celles de mafraq malheureusement n'ont pas eu les mêmes bonnes conditions que nous à Amman, elles rentrent bientot heureusement...
14 juillet et petits fours à l'ambassade, festival du film franco-arabe, sorties en ville et surtout beaucoup de vadrouille, quelques frayeurs, en somme une excellente pause après cette année lyonnaise que j'avoue un peu décevante au niveau des cours et surtout avant de me jeter moi aussi dans ce PGCE qui s'annonce chargé et très/trop dirigé mais ce sera l'occasion de faire le M2, la suite dans 10 mois!
je vous souhaite une bonne continuation à tous, je vois que plusieurs mettent le fle de coté pour tenter de nouvelles aventures, bonne chance
bise
noémie